lundi 21 juillet 2008

[Si malgré ça j'arrive à t'oublier J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Aura longtemps le parfum des regrets]

Non, pas la fin, pas vraiment, en tout cas pas encore celle de ce blog. Je sais que vous êtes tous partis en vacances et que ça ne sert pas vraiment à grand-chose de poster, mais c'est tellement haut, tellement paumé ici. Enfin, trouvé un petit salon de thé qui offre la connexion wifi moyennant consommation, me sens moins seule tout à coup - tout est relatif. Même la montagne ne m'accorde aucun réconfort. Le vent souffle en permanence à cette hauteur, laissant toujours un frisson sur la peau, et empêche de profiter totalement du soleil. Les alentours sont magnifiques, mais il n'y a personne avec qui partager ces impressions. D'ailleurs, même trouver mes mots est devenu difficile. Il me manque tellement que j'en ai mal au ventre, tout le temps. Le jour j'essaie de trouver un endroit à l'abri du vent, la nuit je tourne en rond dans l'immeuble, me guide au son des voix en espérant rencontrer quelqu'un qui n'arrive pas non plus à trouver le sommeil, et quand à force de rencontrer toujours les mêmes animateurs qui doivent me prendre pour une cinglée, je finis par réintégrer ma chambre, fermer les yeux est trop oppressant, impossible, comme si tous les souvenirs attendaient que je ne pense enfin plus à rien pour m'assaillir. Je pleure, me relève, lui écris des lettres et des lettres et des lettres, les trouve toutes plus nulles les unes que les autres, et renonce toujours à les envoyer. Allumer le PC, écouter des chansons dont toutes les paroles me rappellent qu'il n'est pas là, et combien il y a encore quelques jours tout était merveilleux. Tout fermer et finir par lire à haute voix Harry Potter and the Deathly Hallows ou les Märchen de Grimm.
J'ai promis, de ne pas regretter, et d'essayer d'être raisonnable. Mais être raisonnable toute seule, c'est trop dur. Il me manque. Goût d'inachevé dans la bouche. J'ai pas réussi à dire mon dernier mot, j'y arriverai pas tant que j'aurai pas écrit cette foutu lettre. Mais qu'est-ce qu'on écrit à quelqu'un qu'on aime, alors qu'on a pas le droit de le lui dire ? On ne devrait pas devoir renier quelque chose de semblable. Il n'y a plus rien que ça : le vide que ça laisse d'être sans lui, et de savoir que peut-être pour lui c'est pareil.
Je ne sais pas si j'ai déjà été aussi ridicule, mais c'est plus fort que moi. Elles me manquent aussi, en plus. Les Alpes c'est beau, c'est immuable, c'est gigantesque, mais c'est inhumain.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

On a toujours le droit de dire à quelqu'un qu'on l'aime. Si tu ne veux pas te renier tu dois lui dire mais tu dois aussi lui dire que tu acceptes si tu veux essayer de passer à autre chose. C'est dur, et on est très souvent seul dans ces moments là. Je sais que c'est pas encourageant mais je pense pas que tu es besoin de fausse pensée réconfortante, e,fin, je pense qu'il vaut mieux affronter la vérité dans ce genre de situation sinon on est capable de passer à autre chose. Pas d'oublier, car c'est impossible et que ça ne sert à rien, il ne faut pas oublier, juste réussir à enlever le côté douloureux que l'on associe au souvenir de la personne. Peut-être que je me fourvoie complétement etque ce je te dis ne te servira pas. Je t'evoque juste mon point de vue. Bisoux mademoiselle.