mercredi 25 novembre 2009

Fermeture définitive du blog.
Merci d'être venus et d'avoir lu tout ça...
Je vous ferai signe si je reprends ailleurs.
Sur ce, bon vent et peut-être à plus tard :)

mardi 24 novembre 2009

Le sang des fraises

J'ai dormi de 21h à 3h, puis de 8h30 à 14h30. Rêvé de super-héros destructeurs aux noms et aux volontés mortifères, puis de disputes familiales. J'ai du mal à croire que je m'en vais. Je m'en vais ! J'ai du mal à croire que j'ai perdu quelque chose d'aussi inestimable que son amitié aussi.
Le temps de prendre une douche, et il faisait déjà nuit. "Tu viendras fumer avec moi ?" ou encore "Tu viens au ciné avec nous ?" Désolée, je ne suis pas quelqu'un sur qui on peut compter. Je suis une bombe à retardement - menace d'explosion sous la pression de tout le vide qui se trouve à l'intérieur de moi.
Si je pouvais m'allonger contre toi et te serrer dans mes bras, il me semble que mon vide s'atténuerait un peu.
Dormir, juste dormir. Ne pas rêver. Me réveiller quand tout sera fini. Ou quand tout commencera...

lundi 23 novembre 2009

J'aurais bien dit

Je suis désolée d'être désolée

Mais ç'aurait sonné un brin cynique, non ?

mercredi 18 novembre 2009

[Même dans l'espace Schengen Ils auront pas voulu de ma peau]

Je me sens coupable de rester coincée ici à ne rien faire. Je me sens coupable de ne pas avoir fait assez d'efforts, d'avoir baissé les bras trop vite, et d'être incapable d'entendre un cours de droit allemand alors que les autres y sont arrivés. Je me sens coupable de n'avoir jamais travaillé de ma vie, d'avoir toujours été une source de dépenses, de n'avoir jamais pu donner en retour de ce que j'ai reçu. Je me sens coupable d'être incapable de changer, de toujours avoir besoin d'aide, d'être aussi dépendante. D'avoir gâché ta soirée en pleurant encore une heure sur ton épaule. Je me sens coupable d'être toujours ce que je suis, de ne pas aimer ce que je suis et de ne jamais arriver à changer quoi que ce soit. Je me sens coupable quand j'entends qu'on me dit que je suis jolie, que je suis intelligente et gentille, que je devrais être heureuse au lieu de tout gâcher comme ça. Je me sens coupable de ne pas arriver à voir au-delà de ces trois putains de mois, de trouver inutile d'enfiler une jolie robe ou d'essayer de passer une soirée en dehors de chez moi, puisque tu n'es pas avec moi. Je me sens coupable de te faire supporter tout ça alors que je t'aime. De t'en vouloir alors que tu n'y es pour rien, et d'être triste à cause d'une chose contre laquelle je ne peux absolument rien.

Qu'est-ce que je fais là moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher tout droit
Qu'est-ce que je fais là moi
Jesais pas
Je pense à toi depuis mille ans

mercredi 11 novembre 2009

Je me suis réveillée sept heures plus tard, la voix d'Isaure m'arrachant à un rêve dans lequel je marchais toute seule sur la ligne 5 du métro dans Chicago. (Est-ce qu'il y a une ligne 5 de métro à Chicago ?) J'ai refoulé la première pensée qui m'a saisie, comme on souffle sur une mèche de cheveux qui vous tombe sans cesse sur les yeux. Il ne savent pas que c'est sur la même idée que je me lève tous les jours le coeur serré, et que je m'endors à des heures déraisonnables. Mon lit n'est pas fait, les serviettes en boule sur la couette, et je laisse passer les bus en me disant qu'il va quand même bien falloir que j'en prenne un. Delerm parle d'une voix posée, de choses rassurantes. Piano-voix. Il y a tellement de choses que je regrette. Impossible de penser que j'ai tout mon temps pour l'avenir, je me sens dépossédée... Cette chanson de Sheller sur les trains, un autre, les Machines absurdes. Etre assise sur un quai ou au bord de l'eau, et regarder passer, les jambes battant dans le vide. Je me prends à rêver, une seconde par jour, que rien de tout ça n'est arrivé, et le vertige m'empêche d'aller plus loin, de savoir si les moments où je suis heureuse l'emportent sur le reste. Souchon cette fois : La vie ne vaut rien - mais moi quand je tiens, là dans mes deux mains éblouies, les deux jolis petits seins de mon amie, rien ne vaut la vie. Ces mélodies entêtantes, les accords frappés, les mots murmurés, soufflés, plus que chantés. J'ai dans la tête une passagère clandestine - cette pièce vide et grise, avec une seule chaise tournée vers une fenêtre ouverte sur la rue, grise aussi, vide aussi. If you only knew how lonely I feel. Je me suis passé devant les yeux toutes ces preuves qu'on a été heureuses, ces photos aux couleurs éclatantes, le vert de l'herbe dans les jardins où on se réunissait, le bronzage caramel de Lauren, le brun des cheveux de Banshee, les yeux bleu glaçon de Geneviève. Des cerises accrochées à nos oreilles, et déjà ma tendance à toujours tout gâcher, être malheureuse comme les pierres au milieu de nos jeux les plus effrénés. Je garde des souvenirs précieux qui ne correspondent à rien de précis, à des instants insignifiants pour n'importe qui d'autre. Nos cahiers étalés sur une table en fin de seconde, ces journées où on se sentait jolies, le violon de Gen sur la pelouse du lycée. Je ne pourrai jamais dire toute la vérité sans blesser quelqu'un. S'ils savaient tous les moments où je lâche prise. Quand il n'y a que mon oreiller ou la blancheur du carrelage comme témoins.

dimanche 8 novembre 2009

[Je ne suis qu'un millitant Du parti des oiseaux Des enfants et des chiens Des fleurs et de l'eau]

Les Egarés de Téchiné, Odile - qu'est-ce que ce prénom est laid et qu'est-ce qu'elle est belle. La nuque de Gaspard Ulliel et la voix de Philippe, les nattes de la petite.
Les Témoins... de loin en loin, la robe jaune et la mort à la fin, qui m'avait foutu tellement la trouille pour quelqu'un que j'avais un peu trop aimé.

Et ce foutu sentiment de malaise diffus. J'ai beau avoir gagné cette fois, tout ça me semble tellement loin, avec encore toute cette année déserte à traverser.
[Familiar faces are so far away from me.]

mercredi 28 octobre 2009

[Lonely days are gone I'm a-going home !]

Deux heures pour rédiger un mail qui va peut-être me changer la vie... Wait and see (croisez les doigts pour moi !)

Je vais faire les études qui me plaisent. Je serai orthophoniste ou prof. Je vais enfin maîtriser un peu ma vie, et peut-être qu'on me dira enfin pourquoi tout est si difficile tout le temps depuis que je suis gamine. La BO de Good Morning England tourne en boucle dans ma grande chambre pour Isaure et moi, il y a les filles dans leur grand appartement sur Alt-Moabit, un vendredi de shopping prévu avec Morgane-le-Ski avant que l'I grec dont je suis amoureuse débarque à Schönefeld, peut-être le Barbier de Séville samedi, un gâteau au chocolat à caser quelque part par là...
Wouldn't it be nice ?