lundi 14 juillet 2008

[Tu cacheras sous une cape ton corps alphabétique Je mâcherai pour toi la nappe Hurlerai des cantiques]

Petit mal au coeur, poignant sentiment. Première fois que je poste en utilisant mon ordinateur rien qu'à moi. Des tas d'heures passées avec Cec, sortie de ce soir refusée pour cause fatigue, corps excédé des nuits passées sans dormir, et vague à l'âme un peu persistant.
Je voudrais me débarrasser de cette foutue impression de fin : dernière semaine entamée depuis dix-neuf heures et quarante minutes, dernière semaine avant départ en vacances pour cinq longues semaines. Je lutte tout à coup pour ne pas pleurer. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas risquer de ne plus le voir. Et même si notre fin à nous toutes ne me semble pas si imminente, quand même, je ne veux pas m'éloigner, même pas pour une douzaine de jours, avant de retrouver la vivacité et la légèreté joyeuses de Moo. J'essaie d'être raisonnable : ça n'est pas si loin, vraiment.
Mais j'ignore combien de temps il me reste à pouvoir espérer le voir encore.
Le mystère de ces yeux-là
Ce mystère qu'en faire
Je ne sais pas
Le mystère, ça va bien cinq minutes. Ou est-ce moi qui en demande trop ? Je l'ai eu, ce moment magique, le feu d'artifices dans ses bras, sa joue qui piquait un peu contre la mienne et sa voix tout près de mon oreille. Mais j'en veux d'autres...
'Cause he knows well
He knows what you've done
J'en veux d'autres et leur prochaine fin me terrifie. Enfin... reprendre un peu pied en regardant Narnia, et en me souvenant avec nostalgie des livres que me prêtait Claire au collège... Finir par me dire que ce qui est vraiment important maintenant doit le rester à l'avenir, et que tout dépendra de nos efforts.

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