dimanche 6 juillet 2008

[On two three four...]

Depuis très exactement deux jours, mon cerveau est en mode binaire : fonction a) j'ai mon bac avec mention bien !! mais surtout fonction b) Arthur Arthur Arthur Arthur...

Donc, j'ai eu mon bac avec 15.28 de moyenne et la mention euro. Toute à ma joie j'eus très envie d'embrasser MM. Mâle-en-Cuir et C., mais quand même ça se faisait pas alors j'ai juste dit merci à M. C. de m'avoir crue et soutenue, et à Mâle-en-Cuir que j'étais contente de l'avoir eu (il pouvait pas se douter que c'est autant parce que c'est un bon prof que parce qu'il a fourni pendant toute l'année matière à notre imagination et à mes dessins...) Mâle-en-Cuir alias Super Philou et M. C. vont me manquer je crois. Mme Hennart aussi...

Et surtout. Je suis d'une niaiserie incroyable. Sourire Colgate quand il est à moins de cinq mètres de moi. Entre 5 et 50 mètres, c'est l'excitation totale, je cours partout jusqu'à ce que je sois exactemen là où j'ai envie d'être, en permanence : dans ses bras, la tête sur son épaule. Entre 50 mètres et l'infini, je suis vide. Ou plutôt pleine de l'idée de lui, enfin de l'idée qu'il n'est pas là : pleine de vide de lui. Il n'y a que ça dans mon crâne, dans mes doigts, sur mes lèvres, partout. J'envoie des textos désespérés de chianterie, ne dis pas qu'il me manque alors que j'en crève d'envie. Je compte les heures. Je me rappelle tout : l'après-midi au square, la rencontre à l'O'Ka, et l'Hôtel de Ville. Oui, je suis l'allégorie de la niaiserie. Je n'en crois pas ma chance : quand j'ai envie de lui sauter dans les bras, je peux. Et je le fais. Je suis heureuse à un point que je n'imaginais pas possible, quand je suis très exactement à côté de lui. Quand nos doigts sont tellement mêlés que je ne sais plus où commencent les siens et où s'arrêtent les miens, quand assise tout contre lui je parle à des gens en étant secrètement remplie de compassion pour eux, parce qu'ils n'ont pas d'Arthur, quand je cale mon nez au creux de son cou, quand je regarde le reste autour par-dessus son épaule, et que tout ce qui n'est pas lui perd tout intérêt. Quand je voudrais danser au son d'une musique qui n'existe pas...
Je suis discrètement malheureuse quand je consulte mon portable silencieux et attends une réponse tardive, alors je m'éblouis des souvenirs de cette nuit, sur la place de l'Hôtel de ville, où même les bouteilles cassées, les bières vidées dans la fontaine, le jus d'orange renversé dans le sac de Mimi, n'avaient aucune importance. Où mon ivresse a peut-être participé à l'euphorie du moment, mais tant pis, tant mieux...
Qu'on ne me dise pas ce qui se passe, que je ne pense pas à ce qui vient après demain.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz (ça c'est un sifflement, je ne sais pas faire autrement par écrit !) donc zzzzzzzzzzzzzzzzzz un sifflement d'admiration !

Bravo, BRAVO, BRAVO Julie

Anonyme a dit…

mon dieu ! ca y est tu es rentrée dans le stade niaise à 300% ^^

T'inquiète pas pour moi, n'aies pas de compassion parce que j'ai pas d'arthur, je le vis très bien ^^

Je t'aime mon Jul [je te dis qu'un nom masculin ca te séxifie ^^] et j'ai hate a ce qu'on soit totalement prête a partir ^^