dimanche 17 août 2008

[Je suis le lion imberbe La biche empoisonnée]

Pour boire vite venez
A ma source gardée
Je suis l'expression même de l'oisiveté, de retour dans ma chère Normandie, riante, verdoyante... et pluvieuse. Quoiqu'un rayon de soleil perce cet après-midi, et me réchauffe le dos pendant que je profite de mes chats chéris, une nicniche caramel-noisettes à la bouche, à l'heure du café avec mes parents. J'ouvre mes boîtes à merveilles, étale des papiers et des souvenirs, remplis des cahiers, songe à poursuivre mes lettres, à terminer ces papiers pour l'université, établis le programme de la semaine en me demandant quand Il aura un peu de temps pour moi. Passe mes nuits à m'émerveiller de la douceur de leur fourrure de félidés câlins en regardant Merlin l'Enchanteur, à (trop) espérer et rêver par avance ce rendez-vous. J'ai emporté dans mes valises des fleurs des Alpes et des coquillages de Trebeurden, que le vernis soigneusement avant de les exposer sur une étagère, à hauteur de mes yeux et de mes souvenirs éblouis. Rêver en confiance une nuit, que tout redevient comme avant, quand on nous trouvait indécents de bonheur, et puis la nuit suivante... Penser à autre chose. Rouler les minuscules galets polis, et noircir des pages de doutes. Jaloux.

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