J'ai décidé de porter mes lunettes pour faire de l'ordinateur. Cec est revenue en plein milieu de l'Auberge espagnole, ça m'a fait plaisir. Mes papiers sont prêts, il me reste ma carte européenne de santé et la carte vitale à faire, à envoyer les fax, mais presque tout est prêt.A la fin, Xavier les quitte, ils se quittent aussi. Il pleure dans les rues de Paris, et j'ai embué mes lunettes.
Mais c'est pas grave, parce que je pars, moi aussi. Je pars !
Vlan : je pars. Est-ce que je sais vraiment ce que je fais ? Est-ce que je sais vraiment ce que je laisse ? Je n'ai en tout cas aucune idée précise de ce que je vais trouver. J'ai acheté des cahiers, du papier à lettres, j'ai des promesses à tenir, des lettres à envoyer et à recevoir, des projets plus ou moins vitaux, je ne sais même pas si je suis capable de faire tout ça. Vous garder, continuer à vous aimer, et à ce que vous m'aimiez, j'ai peur de tout foutre en l'air, d'avoir fanfaronné à tort et que ça ne soit pas fait pour moi. J'ai peur de ne pas savoir quitter mes parents, j'ai peur de ne pas savoir vivre avec les autres, j'ai peur qu'il me manque trop, j'ai peur de regretter.
Mais ça doit être ça, le truc qu'il dit à la fin : ce bordel de doutes impossibles, d'espoirs dingues et de peurs débiles, finalement, c'est nous tous, et nous tous, tout notre bordel à nous tous, ça fait l'Europe, et le doute permanent : comment est-ce qu'on vit en communauté ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire