dimanche 1 juin 2008

[I can't sleep because my pillow's too wet]

J'arrive plus à refermer les vannes. Mal au crâne. Je lutte à chaque fois, tenir, ne pas venir, et finalement c'est toujours mon orgueil qui perd. J'ai abandonné toute fierté en venant ici encore, en appelant encore. Et je me retrouve là. Je n'ai aucune idée de ce qui se passe, pourquoi maintenant et de cette façon. Est-ce que ça ne pouvait pas attendre trois semaines ? Je bataille à coup de plus que trois semaines, le reste je m'en fous, il y a Potsdam, cet après-midi Sex and the city, elles sont merveilleuses mes amies, ce n'est plus qu'une question de quelques semaines avant de revoir ceux qui sont loin... Parfois ça marche et parfois non. Je me blottis dans des vêtements confortables, ouvre et referme livres, classeurs, feuilles de cours, sites internet, incapable de me fixer. Je fais des tâches d'encre partout, change mes draps couverts des traces de passage de leurs occupants, établis des plans, les déchire, écoute Beethoven, Kimya Dawson, les Louise, Noir Désir, Manu Chao, les Beatles, Albin, Jeanne Cherhal, zappe, lève les yeux au plafond, profond soupir, non, pas là. Vide la voiture des courses dominicales sans broncher, caresse les Chats. Leur poil est chaud malgré l'absence de soleil, ils me réconfortent un peu. Le garage et la cour sont sans dessus-dessous, foire à tout à Fontaine. J'abandonne définitivement mes révisions, qui ne donnent rien de toute façon. Advienne que pourra.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

AU BOULOT, CORNEBLEU!!!

ohlebeaujour a dit…

je dirais même +
cornegidouille, palsambleu!
bah, faut bien que le cerveau s'aère un peu, non?
tiens, je vais chercher mon neurone de rechange au frigo...

Anonyme a dit…

Il étaient cent dessus
Elle était toute seule en dessous
Il étaient sans pardessus,
elle était sans dessous, le li était sans dessus dessous.

La rue kétanou