mercredi 8 juillet 2009

Après mon départ d'Afrique, Gustave Mohr m'écrivit une lettre dans laquelle il relatait des faits étranges survenus sur la tombe de Denys. Je n'ai jamais rien entendu de pareil. Je le cite :
"Les Masais ont rapporté au commissaire du district de Ngong qu'ils ont vu plusieurs fois des lions sur la tombe de Finch-Hatton, au lever et au coucher du soleil. C'est un lion et une lionne qui viennent sur sa tombe, et y restent parfois longtemps allongés. (...)"
Il était normal et juste que les lions viennent sur la tombe de Denys et forment ainsi pour lui un monument africain.
"Et que ta tombe reste aussi célèbre."
En lisant cette lettre, je songeai que même Nelson, à Trafalgar Square, avait seulement droit à des lions de pierre.


[Cette nuit j'ai rêvé un étrange mélange entre La Croisée des Mondes, ma propre vie et ce qui ressemblait à un Miyazaki. Il y avait Lyra, Pazu, et un petit chat blanc aux yeux bleus qui me suivait partout, un cadeau de mon frère, qui le tenait d'Arthur. Il m'a semblé que c'était un rêve merveilleux. Il y avait une personne majestueuse, une reine ou une déesse, qui veillait sur nous, des endroits fantastiques et des combats acharnés. Et la douceur du poil de ce petit chat.]

Les personnages de fiction sortent des livres, ils courent à côté de votre cheval à la ferme, ou marchent paisiblement dans les champs de maïs. Comme des soldats avisés, ils savent trouver d'eux-mêmes les quartiers qui leurs conviennent. (...) Les personnages de mes vieux livres étaient depuis longtemps familiers de tous les recoins de la ferme (...).
La ferme africaine, Karen Blixen.

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