vendredi 19 décembre 2008

[We wish you all a very happy pleasant flight This is a journey to the center of the night]

Lundi, il y a eu ce dîner au Hafthorn, là où Morgane et moi avions rencontré le chat six jours plus tôt. La rencontre avec ces deux L3 très sympa, quelques piques entre Marius et moi, une dispute, un retour en S-Bahn à Griebnitzsee, Minority Report chez Sarah, la nuit à trois dans le futon, et Hélène de l'autre côté de la chambre sur le lit universitaire.

Mardi, c'était le jour de notre dîner de Noël entre collocs. Les courses au Kaufland avec Morgane, la préparation de nos gâteaux, l'effervescence joyeuse qui se faisait sentir dans tout l'appartement. Me teindre les cheveux et me balader dans la cuisine la tête pleine de mousse orange, dresser la table et allumer les bougies de Dorra dans ma chambre, se retrouver toutes les quatre autour de la petite table basse noire, assises sur les oreillers du canapé-lit. Il y a eu la soupe de légumes d'Anja, la viande épicée de Kiran, le riz et le cake de Dorra, et mon gâteau. La musique, les erreurs linguistiques, les fou-rires, les échanges culturels, les évocations de situations embarrassantes, et puis la vaisselle deux par deux, le rangement, les joyeux au revoirs d'Anja, nos valises à finir ou à commencer.

Mercredi, il y a eu ce reste de riz à la crême partagé dans la cuisine, nos valises bouclées, les chaleureux adieux de Kiran. Hélène et Sarah venues me dire au revoir, Berlin - Stadtmitte avec 20 kilos sur roulettes au bout d'un bras, le stress des achats de Noël dans les rues encombrées, l'angoisse : est-ce qu'on arrivera à se voir avant le décollage ? , l'exaspération devant la lenteur du temps, la fatigue, et tout à coup la panique. Courir, courir, paniquer, me perdre, paniquer, courir et ne plus pouvoir courir. Craindre le pire, fondre en larmes, et finalement attraper ce vol. Assise à côté de Morgane dans l'avion, sourire, soulagée, et tout à coup, me dire étrangement que je ne pensais pas être si triste de quitter Potsdam, Hélène, Sarah, Berlin et ceux qu'elle abrite.

Ce soir, ou plutôt cette nuit, il y aura eu une longue discussion avec Martin sur facebook, une autre avec Yoann sur msn, quelques nouvelles échangées avec Maxime. La douceur du poil des chats...

Cette année pour Noël, je pourrais me contenter de ça : un couple de punks anglais d'une cinquantaine d'années à l'aéroport, "Are you ok, are you ok ? It will be alright darling, it's ok don't cry !", quelques touristes horrifiés qui faisaient pression sur les agents pour que je ne rate pas mon vol, l'employé grisonnant et jovial qui m'a retrouvée et rendu ma carte d'identité en me souhaitant un joyeux Noël, celui, très mignon, qui a vérifié mes papiers et m'a tenu mon manteau. Ce repas entre colocataires, le goût de la soupe et de la viande mélangée au riz... Quelques textos gentiment moqueurs et la perspective de cours de politique de retour en Allemagne. Des gens que j'aime depuis longtemps et pour longtemps encore en France, d'autres que j'apprends à découvrir et à aimer à 1.000 km.

Des tonnes de projets, une petite certitude qui tremblote mais qui s'affirme un peu plus à chaque fois : je crois que je suis heureuse.
Ma vie est vraiment cool.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Vive les pannes de batterie !!!
^^
on aurait presque pu se recroiser aujourd'ui ! (j'ai vu gen et lauren)...
Bon Noël !!!!
biz