mercredi 28 janvier 2009

[One two three four Tell me that you love me more]

Levée raisonnablement tard, me suis foutue un coup de pied au cul : à partir d'aujourd'hui ça ira. J'ai abandonné mes fringues de zombie, ai fermé la fenêtre ouverte depuis hier soir sur le brouillard babelsbergien. C'est peut-être l'effet Malaussène, ce cher bouc que je retrouve après plus d'un an d'absence et qui m'avait bien manqué. Retrouve avec un plaisir, faut bien avouer mêlé de surprise - je me souvenais pas que c'était drôle à faire se relever les morts-vivants - Malaussène, le Petit, Clara et Julie - c'est pas ma faute. Ai enfilé le premier jean et le premier pull qui me sont tombés sous la main, planqué mes cheveux pitoyables sous mon béret, protégé mes oreilles du froid mordant avec un peu de Bénabar et ai sauté dans le premier bus venu. Direction la Poste, pouer récupérer - enfin !! - le colis de ma Mamie. Colis qui était à l'autre bout de la Rudolf Breitscheid Strasse - c'est-à-dire que j'ai fait à pieds la distance qui sépare Rathaus Babelsberg de Hiroshima Platz, découvrant au passage deux-trois trucs intéressants dont une friperie, un cinéma qui passe encore Vicky-Christina-Barcelona et un film avec Laroque et Gamblin (et bon, aussi Bienvenue chez les Ch'tis mais on peut pas tout avoir non plus !) et un McPaper bourré de choses velues et douces. Une demi-heure plus tard, mon paquet sous le bras, j'ai repris un bus bondé et suis rentrée à la maison au son d'Adrienne Pauly. Ai ouvert mon colis plein de chocolat, de macarons écrabouillés dans une boîte magnifique et entourée de ruban rouge, digne du Paris d'Anatasia - de chaussettes et de lingerie (tu lis bien cher lecteur, ce colis vient de ma grand-mère.) Quelque peu sociabilisé en parlant à Anja et Kiran, fait de l'activisme sur facebook et ai parlé avec une fille de ma primaire, qui en CM2 m'avait piqué mon amoureux - un blondinet aux tâches de rousseur plutôt mignon mais prétentieux, qui se baladait déjà sur le dernier cri des vélos à cinquante vitesses et cadre en alu. Jennifer, elle s'appelle, elle habitait en face de chez moi. Aujourd'hui, 18 ans, une petite fille de deux ans et un fiancé. Un coup de fil de Sarah qui s'assure que je suis toujours vivante et une soirée Pirate des Caraïbes à ajouter aux projets post-partiels : 24 heures Star Wars, une soirée-squat, des friperies à Berlin, l'opéra, Into the Wild et je sais plus combien d'autres films on a en prévision. Me surprends à rêver du mois de mars qui signifiait y a pas si longtemps retour des beaux jours, et aujourd'hui fin des partiels, et surtout arrivée de mes parents et de Pauline, retour en France, pousse des bourgeons et matinées brumeuses, et mon anniversaire. Enfin en attendant, j'ai des mails et des lettres à écrire, des bouquins à trucider. Ce soir je mange, je regarde un film et je bosse.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

ca c'est complet comme description de ta journée ^^